Accompagnement des entreprises et des salariés dans le cadre des incendies en Gironde et dans les Landes

Publié le 28 juillet 2026 | Dernière mise à jour le 30 juillet 2026

Mesures d’aides aux entreprises
Incendies : les mesures pour accompagner les sinistrés et les entreprises

Procédure de demande d’activité partielle

La procédure de demande d’Activité Partielle est entièrement dématérialisée : Connexion - Activité Partielle (indications et documentation support accessibles directement depuis la page d’accueil).
Fiche pratique pour la mobilisation du dispositif ainsi qu’un pas-à-pas qu’une entreprise devra suivre pour créer son compte. (un guide complet sera ensuite accessible depuis l’espace entreprise).
En cas de difficulté, un formulaire d’assistance est également accessible depuis la page d’accueil, dans la rubrique « besoin d’aide » puis sélectionner la deuxième proposition dans la fenêtre qui s’ouvre « Envoyer une demande d’assistance ».

CONTACTS UTILES GIRONDE

DDETS de la Gironde
• Activité partielle ddets-activite-partielle@gironde.gouv.fr
• Difficultés économiques des entreprises (hors activité partielle et droit du travail) cod-celluleeco@gironde.gouv.fr
• Renseignement droit du travail 08 06 00 01 26 ou 05 47 47 47 47 ddets-renseignements@gironde.gouv.fr

Lien avec les plateformes de distribution : pref33-logistique@gironde.gouv.fr

Direction régionale des finances publiques (DRFiP) Entreprises rencontrant des difficultés de trésorerie :
06 17 22 70 81

URSSAF
• Entreprises et employeurs : 39 57
• Travailleurs indépendants : 36 98

CCI et chambre de métiers et de l’artisanat / cellule d’information de crise : 30 06

Exploitants agricoles et employeurs de main-d’oeuvre
• MSA • Numéro d’urgence dédié : 05 56 01 48 33
• Échéances de cotisations sociales et accompagnement social ou psychologique : 05 56 01 83 64

Autres urgences : pref-cod33@gironde.gouv.fr

CONTACTS UTILES LANDES

DDETSPP 40
• Activité partielle : ddetspp-activite-partielle@landes.gouv.fr
• Difficultés économiques des entreprises (hors activité partielle et droit du travail) : ddetspp-muteco@landes.gouv.fr (fonctionnelle à partir du 28/7 midi)
• Renseignement droit du travail 08 06 00 01 26 ddetspp-renseignementsdroitdutravail@landes.gouv.fr

Pour permettre une identification rapide des messages, faire figurer dans les intitulés de message la mention : #incendielandes

CCI des Landes
• Permanence exceptionnelle : 3006 (service et appel gratuits)
• Conseillers : 05 58 05 44 50 • Horaires : 9h30-12 h / 14h-16h30 • accueil@landes.cci.fr
• Page dédiée : CCI Landes-incendie de Biscarrosse

CMA Nouvelle-Aquitaine-Landes
• Numéro régional : 3006 (service et appel gratuits)
• Cellule Landes : 05 58 05 81 64 • 40-cma-eco@cma-nouvelleaquitaine.fr
Horaires : lundi au jeudi 8h30-17h30 • Vendredi 8h30-17h • cma-nouvelleaquitaine.fr

URSSAF Aquitaine et CPSTI
• Employeurs : 3957
• Travailleurs indépendants : 3698
• Praticiens/auxiliaires médicaux : 0 806 804 209
• Messagerie sécurisée : « Une formalité déclarative » > « Déclarer une situation exceptionnelle »

MSA Sud Aquitaine - Cellule crises agricoles [S7]
Téléphone : 05 59 80 64 84 • criseagricolemsa.blf@sudaquitaine.msa.fr
Page dédiée : Crises agricoles-MSA Sud Aquitaine

 

PROTÉGER LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES TRAVAILLEURS FACE AUX RISQUES DE POLLUTION D’AIR RÉSULTANT D’INCENDIES DE FORÊTS

Face aux incendies en cours et à la dégradation de la qualité de l’air, il est recommandé aux employeurs d’adapter sans délai les conditions de travail afin de prévenir les risques pour la santé des salariés.
Les incendies de forêt actuellement en cours en Gironde et dans les Landes, conjugués aux épisodes de fortes chaleurs et aux conditions météorologiques favorables à la propagation des fumées, entraînent une dégradation importante de la qualité de l’air susceptible d’affecter la santé des travailleurs, notamment ceux exerçant une activité en extérieur.

Il est rappelé que la protection des salariés face à ces risques relève de l’obligation générale de sécurité de l’employeur, qui doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et préserver la santé physique et mentale des travailleurs.

Dépassement des seuils d’alerte PM10 : les fumées d’incendies présentent des risques pour la santé

Les fumées des incendies de végétation sont composées principalement de particules fines, dont une grande majorité de particules de très petite taille (PM10) capables de pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Elles contiennent également du monoxyde de carbone ainsi que de nombreux composés chimiques irritants ou toxiques. Ces polluants peuvent être transportés sur plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kilomètres, et dégrader la qualité de l’air bien au-delà des zones directement touchées par les incendies.
Selon l’expertise publiée par l’Anses en juillet 2026, une exposition, même de courte durée, peut entraîner :
• des irritations des yeux, du nez et de la gorge,
• une toux, un essoufflement ou une diminution transitoire de la fonction respiratoire,
• une aggravation de l’asthme ou d’autres maladies respiratoires chroniques,
• des manifestations cutanées chez certaines personnes,
• des effets susceptibles d’affecter le système cardiovasculaire, notamment chez les personnes les plus vulnérables.

Les employeurs doivent adapter l’organisation du travail

Il est recommandé aux employeurs d’évaluer quotidiennement les risques d’exposition aux fumées en tenant compte des informations diffusées par les autorités (recommandations de l’ARS notamment) et des mesures locales de qualité de l’air.

Lorsque l’exposition est susceptible de présenter un risque pour la santé des travailleurs, il convient notamment de :
reporter ou différer les travaux les plus exposés lorsque cela est possible (adapter les horaires afin de limiter l’exposition aux périodes les plus polluées),
limiter la durée des interventions en extérieur,
• privilégier le travail en locaux fermés,
• favoriser le télétravail si possible,
• organiser des pauses régulières dans des espaces préservés des fumées,
• informer les salariés sur les risques et les symptômes devant conduire à interrompre leur activité,
• porter une attention particulière aux travailleurs les plus vulnérables (les femmes enceintes, les travailleurs atteints de pathologies chroniques respiratoires (asthme, insuffisance respiratoire chronique) ou cardiovasculaires, diabétiques, immunodéprimés),
• prévoir la possibilité de se rincer à l’eau claire, et abondamment les yeux, le visage et la peau en cas d’apparition de symptômes cutanés ou oculaires,
procéder au nettoyage des locaux de travail avant sa réintégration en évitant tout contact avec la peau : l’employeur est tenu de réaliser une évaluation des risques sur les nettoyages à réaliser (établir un mode opératoire en formant / informant les intervenants et fournir les EPI (vêtements de travail longs dédiés au nettoyage et gants nitriles à manchettes, masque FFP2)). Le nettoyage à l’eau ou avec des lingettes humides est préconisé sur les surfaces et les sols. Il est déconseillé d’utiliser un nettoyeur haute pression, le balayage, l’aspirateur ou le souffleur.

Ces mesures sont à compléter par les mesures d’hygiène habituelles sur les lieux de travail (ne pas manger, boire ou fumer sur le lieu de travail, se changer, se laver les mains et le visage à l’eau et savon avant de manger, prendre une douche en fin de poste).

L’employeur doit apprécier, dans le cadre de son évaluation des risques, la nécessité de mettre en œuvre des mesures complémentaires, y compris la mise à disposition d’équipements de protection respiratoire adaptés.

Les mesures de prévention devront également tenir compte des épisodes de fortes chaleurs annoncés dans les prochains jours, afin d’adapter les conditions de travail en combinant la prévention des risques liés à la chaleur et à l’exposition aux fumées.

En outre, il est rappelé que l’interdiction de retour dans les zones évacuées concerne également les activités professionnelles. Il n’y aura pas de retour possible des salariés dans les communes évacuées sauf cas particuliers nécessitant une dérogation de la part des services préfectoraux.

Suivi quotidien de l’épisode de pollution et du dépassement du seuil d’alerte PM10

Les recommandations sont susceptibles d’évoluer en fonction de la progression des incendies et des résultats des mesures quotidiennes de la qualité de l’air.

Il est ainsi recommandé aux employeurs de s’assurer de la qualité de l’air sur le site de l’ATMO, de suivre les recommandations de l’ARS et adapter en conséquence leurs mesures de prévention conformément à la FAQ publiée par le Ministère du travail et des solidarités.

ANSES : Pollution des feux de forêt

ARS : Qualité de l’air et pollution atmosphérique | • Communiqué de presse 2026

ATMO : Incendies en Gironde et dans les Landes : suivi de la qualité de l’air

La conduite à tenir en cas de symptômes des travailleurs qu’ils soient en entreprise, à domicile, sur chantiers…

• Les signes devant alerter et demander un avis médical pour les personnes à risques sont : fatigue inhabituelle, toux persistante ou s’aggravant, essoufflement inhabituel, sifflements, palpitations, douleurs thoraciques.
• En cas de symptômes intenses sur le lieu de travail, alerter le 15, sinon orienter vers le médecin traitant.
• Nettoyer les surfaces de travail lors de la réintégration des locaux de travail.
• Il est par ailleurs fortement recommandé de porter un masque de protection filtrant type FFP2 ou FFP3.

Les salariés du fait de leur âge, de leur vulnérabilité, ou à leur demande peuvent être orientés vers le médecin du travail en cas de symptômes sur le lieu de travail. Contacter son service de santé au travail afin :
• de bénéficier d’un entretien infirmier ou d’une visite médicale en présentiel ou en téléconsultation en fonction des symptômes, faire inscrire dans le dossier médical santé travail tout évènement de santé en lien avec l’incendie en cours afin d’assurer la traçabilité de l’exposition aux fumées d’incendie (durée, intensité),
• des conseils de prévention ainsi que d’éventuelles restrictions ou aménagement temporaire du poste de travail pourront être émis par le médecin,
• un soutien psychologique et/ou un accompagnement par les assistantes sociales du service peut être envisagé pour les travailleurs y compris les indépendants, ou chefs d’entreprise non-salariés particulièrement affectés par cet évènement.

 

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