Accompagnement des entreprises et des salariés dans le cadre des incendies en Gironde et dans les Landes

Publié le 13 août 2026 | Dernière mise à jour le 18 août 2026

Mesures d’aides aux entreprises
Incendies : les mesures pour accompagner les sinistrés et les entreprises

Procédure de demande d’activité partielle

La procédure de demande d’Activité Partielle est entièrement dématérialisée : Connexion - Activité Partielle (indications et documentation support accessibles directement depuis la page d’accueil).
Fiche pratique pour la mobilisation du dispositif ainsi qu’un pas-à-pas qu’une entreprise devra suivre pour créer son compte. (un guide complet sera ensuite accessible depuis l’espace entreprise).
En cas de difficulté, un formulaire d’assistance est également accessible depuis la page d’accueil, dans la rubrique « besoin d’aide » puis sélectionner la deuxième proposition dans la fenêtre qui s’ouvre « Envoyer une demande d’assistance ».

CONTACTS UTILES GIRONDE

DDETS de la Gironde
• Activité partielle ddets-activite-partielle@gironde.gouv.fr
• Difficultés économiques des entreprises (hors activité partielle et droit du travail) cod-celluleeco@gironde.gouv.fr
• Renseignement droit du travail 08 06 00 01 26 ou 05 47 47 47 47 ddets-renseignements@gironde.gouv.fr

Lien avec les plateformes de distribution : pref33-logistique@gironde.gouv.fr

Direction régionale des finances publiques (DRFiP) Entreprises rencontrant des difficultés de trésorerie :
06 17 22 70 81

URSSAF
• Entreprises et employeurs : 39 57
• Travailleurs indépendants : 36 98

CCI et chambre de métiers et de l’artisanat / cellule d’information de crise : 30 06

Exploitants agricoles et employeurs de main-d’oeuvre
• MSA • Numéro d’urgence dédié : 05 56 01 48 33
• Échéances de cotisations sociales et accompagnement social ou psychologique : 05 56 01 83 64

Autres urgences : pref-cod33@gironde.gouv.fr

CONTACTS UTILES LANDES

DDETSPP 40
• Activité partielle : ddetspp-activite-partielle@landes.gouv.fr
• Difficultés économiques des entreprises (hors activité partielle et droit du travail) : ddetspp-muteco@landes.gouv.fr (fonctionnelle à partir du 28/7 midi)
• Renseignement droit du travail 08 06 00 01 26 ddetspp-renseignementsdroitdutravail@landes.gouv.fr

Pour permettre une identification rapide des messages, faire figurer dans les intitulés de message la mention : #incendielandes

CCI des Landes
• Permanence exceptionnelle : 3006 (service et appel gratuits)
• Conseillers : 05 58 05 44 50 • Horaires : 9h30-12 h / 14h-16h30 • accueil@landes.cci.fr
• Page dédiée : CCI Landes-incendie de Biscarrosse

CMA Nouvelle-Aquitaine-Landes
• Numéro régional : 3006 (service et appel gratuits)
• Cellule Landes : 05 58 05 81 64 • 40-cma-eco@cma-nouvelleaquitaine.fr
Horaires : lundi au jeudi 8h30-17h30 • Vendredi 8h30-17h • cma-nouvelleaquitaine.fr

URSSAF Aquitaine et CPSTI
• Employeurs : 3957
• Travailleurs indépendants : 3698
• Praticiens/auxiliaires médicaux : 0 806 804 209
• Messagerie sécurisée : « Une formalité déclarative » > « Déclarer une situation exceptionnelle »

MSA Sud Aquitaine - Cellule crises agricoles [S7]
Téléphone : 05 59 80 64 84 • criseagricolemsa.blf@sudaquitaine.msa.fr
Page dédiée : Crises agricoles-MSA Sud Aquitaine

 

PROTÉGER LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES TRAVAILLEURS FACE AUX RISQUES DE POLLUTION D’AIR RÉSULTANT D’INCENDIES DE FORÊTS

Face aux incendies en cours et à la dégradation de la qualité de l’air, il est recommandé aux employeurs d’adapter sans délai les conditions de travail afin de prévenir les risques pour la santé des salariés.
Les incendies de forêt actuellement en cours en Gironde et dans les Landes, conjugués aux épisodes de fortes chaleurs et aux conditions météorologiques favorables à la propagation des fumées, entraînent une dégradation importante de la qualité de l’air susceptible d’affecter la santé des travailleurs, notamment ceux exerçant une activité en extérieur.

Il est rappelé que la protection des salariés face à ces risques relève de l’obligation générale de sécurité de l’employeur, qui doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et préserver la santé physique et mentale des travailleurs.
Les représentants du personnel doivent être associés à ces démarches.

Dépassement des seuils d’alerte PM10 : les fumées d’incendies présentent des risques pour la santé

Les fumées des incendies de végétation sont composées principalement de particules fines, dont une grande majorité de particules de très petite taille (PM10) capables de pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Elles contiennent également du monoxyde de carbone ainsi que de nombreux composés chimiques irritants ou toxiques. Ces polluants peuvent être transportés sur plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kilomètres, et dégrader la qualité de l’air bien au-delà des zones directement touchées par les incendies.
Selon l’expertise publiée par l’Anses en juillet 2026, une exposition, même de courte durée, peut entraîner :
• des irritations des yeux, du nez et de la gorge,
• une toux, un essoufflement ou une diminution transitoire de la fonction respiratoire,
• une aggravation de l’asthme ou d’autres maladies respiratoires chroniques,
• des manifestations cutanées chez certaines personnes,
• des effets susceptibles d’affecter le système cardiovasculaire, notamment chez les personnes les plus vulnérables.

La conduite à tenir en cas de symptômes des travailleurs qu’ils soient en entreprise, à domicile, sur chantiers…

• Les signes devant alerter et demander un avis médical pour les personnes à risques sont : fatigue inhabituelle, toux persistante ou s’aggravant, essoufflement inhabituel, sifflements, palpitations, douleurs thoraciques.
• En cas de symptômes intenses sur le lieu de travail, alerter le 15, sinon orienter vers le médecin traitant.
• Restreindre toutes activités physiques intenses en extérieur.
• Nettoyer les surfaces de travail lors de la réintégration des locaux de travail ;
• Il est par ailleurs fortement recommandé de porter un masque de protection filtrant type FFP2 ou FFP3.

Les salariés du fait de leur âge, de leur vulnérabilité, ou à leur demande peuvent être orientés vers le médecin du travail en cas de symptômes sur le lieu de travail.
Contacter son service de santé au travail afin :
• de bénéficier d’un entretien infirmier ou d’une visite médicale en présentiel ou en téléconsultation en fonction des symptômes, faire inscrire dans le dossier médical santé travail tout évènement de santé en lien avec l’incendie en cours afin d’assurer la traçabilité de l’exposition aux fumées d’incendie (durée, intensité),
• des conseils de prévention ainsi que d’éventuelles restrictions ou aménagement temporaire du poste de travail pourront être émis par le médecin,
• un soutien psychologique et/ou un accompagnement par les assistantes sociales du service peut être envisagé pour les travailleurs y compris les indépendants, ou chefs d’entreprise non-salariés particulièrement affectés par cet évènement.

Les employeurs doivent adapter l’organisation du travail

Il est recommandé aux employeurs d’évaluer quotidiennement les risques d’exposition aux fumées en tenant compte des informations diffusées par les autorités (recommandations de l’ARS notamment) et des mesures locales de qualité de l’air.

Lorsque l’exposition est susceptible de présenter un risque pour la santé des travailleurs, il convient notamment de :
reporter ou différer les travaux les plus exposés lorsque cela est possible (adapter les horaires afin de limiter l’exposition aux périodes les plus polluées),
limiter la durée des interventions en extérieur,
• privilégier le travail en locaux fermés,
• favoriser le télétravail si possible,
• organiser des pauses régulières dans des espaces préservés des fumées,
• informer les salariés sur les risques et les symptômes devant conduire à interrompre leur activité,
• porter une attention particulière aux travailleurs les plus vulnérables (les femmes enceintes, les travailleurs atteints de pathologies chroniques respiratoires (asthme, insuffisance respiratoire chronique) ou cardiovasculaires, diabétiques, immunodéprimés),
• prévoir la possibilité de se rincer à l’eau claire, et abondamment les yeux, le visage et la peau en cas d’apparition de symptômes cutanés ou oculaires,
procéder au nettoyage des locaux de travail avant sa réintégration en évitant tout contact avec la peau : l’employeur est tenu de réaliser une évaluation des risques sur les nettoyages à réaliser (établir un mode opératoire en formant / informant les intervenants et fournir les EPI (vêtements de travail longs dédiés au nettoyage et gants nitriles à manchettes, masque FFP2)). Le nettoyage à l’eau ou avec des lingettes humides est préconisé sur les surfaces et les sols. Il est déconseillé d’utiliser un nettoyeur haute pression, le balayage, l’aspirateur ou le souffleur.

Ces mesures sont à compléter par les mesures d’hygiène habituelles sur les lieux de travail (ne pas manger, boire ou fumer sur le lieu de travail, se changer, se laver les mains et le visage à l’eau et savon avant de manger, prendre une douche en fin de poste).

L’employeur doit apprécier, dans le cadre de son évaluation des risques, la nécessité de mettre en œuvre des mesures complémentaires, y compris la mise à disposition d’équipements de protection respiratoire adaptés.

Les mesures de prévention devront également tenir compte des épisodes de fortes chaleurs annoncés dans les prochains jours, afin d’adapter les conditions de travail en combinant la prévention des risques liés à la chaleur et à l’exposition aux fumées.

En outre, il est rappelé que l’interdiction de retour dans les zones évacuées concerne également les activités professionnelles. Il n’y aura pas de retour possible des salariés dans les communes évacuées sauf cas particuliers nécessitant une dérogation de la part des services préfectoraux.

Suivi quotidien de l’épisode de pollution et du dépassement du seuil d’alerte PM10

Les recommandations sont susceptibles d’évoluer en fonction de la progression des incendies et des résultats des mesures quotidiennes de la qualité de l’air.

Il est ainsi recommandé aux employeurs de s’assurer de la qualité de l’air sur le site de l’ATMO, de suivre les recommandations de l’ARS et adapter en conséquence leurs mesures de prévention conformément à la FAQ publiée par le Ministère du travail et des solidarités.

ANSES : Pollution des feux de forêt

ARS : Qualité de l’air et pollution atmosphérique | • Communiqué de presse 2026

ATMO : Incendies en Gironde et dans les Landes : suivi de la qualité de l’air

Recommandations pour le retour en entreprise dans les zones évacuées ou impactées par les poussières, cendres ou suies

À la suite d’un incendie, même de faible ampleur, il est indispensable de mettre en œuvre une démarche structurée afin de garantir la sécurité des personnes et de prévenir les risques résiduels liés aux fumées, aux dépôts de suie, aux produits de combustion et aux éventuelles dégradations des installations.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du dialogue social avec les représentants du personnel et le CSE, afin de s’assurer de la faisabilité des mesures de prévention et de leur bonne mise en œuvre par les salariés.

Avant toute intervention dans les locaux sinistrés, une évaluation des risques doit être réalisée afin d’identifier les dommages structurels éventuels du bâtiment, les risques électriques liés aux installations endommagées, la présence de suies et de résidus de combustion potentiellement nocifs, les risques chimiques associés aux matériaux brûlés, ainsi que les risques de chute, de coupure ou de blessure dus aux débris. L’accès aux locaux doit rester interdit jusqu’à validation de leur sécurité par une personne compétente.

À l’issue de cette évaluation, deux options peuvent être envisagées. Si l’incendie a généré une contamination importante par les fumées, les suies ou des substances dangereuses, il est recommandé de faire appel à une entreprise spécialisée dans le nettoyage après sinistre. Cette solution permet de réaliser une décontamination adaptée, de garantir la gestion réglementaire des déchets et de limiter l’exposition des salariés aux polluants résiduels.

Lorsque la contamination est limitée et que l’évaluation des risques conclut à la possibilité d’une intervention en interne, un mode opératoire de nettoyage doit être défini et appliqué. La zone concernée doit être délimitée et signalée, les installations électriques sécurisées et les modalités d’évacuation des déchets prévues avant le démarrage des travaux.
Les représentants du personnel devront être associés à ces démarches.

Cas n°1 : l’employeur procède à un simple nettoyage :
L’objectif est d’éviter tout contact cutané et de ne pas respirer de poussières/particules dangereuses.
Nettoyage à l’humide :
• aérer les locaux fermés,
• nettoyer les locaux, fenêtres, mobiliers et les abords (terrasses...) uniquement à l’eau,
• nettoyer à la lingette humidifiée tous les meubles et objets intérieurs (les appareils électriques doivent être débranchés pour ce faire) et à la serpillère humide pour les sols. Possibilité de rajouter si nécessaire des surfactants (tensioactifs) pour faciliter le travail. Possibilité d’utiliser des lingettes humides prêtes à l’emploi qui seront jetées dans des sacs poubelles spécifiques puis correctement fermées,
• ne pas utiliser de nettoyeur haute pression pouvant mettre en suspension des particules,
• ne pas effectuer de balayage à sec,
• ne pas utiliser d’aspirateur ou de souffleur,

Equipements de protection individuels :
• port de vêtements de travail longs dédiés au nettoyage et de gants nitriles à manchettes,
• port d’un masque FFP2.

Ces mesures sont à compléter par des mesures d’hygiène :
• ne pas manger, boire ou fumer sur le lieu de travail,
• se changer, se laver les mains et le visage avant de manger, prendre une douche en fin de poste,
• séparer les vêtements de ville des vêtements de travail,
• assurer un entretien et un stockage convenable des EPI,
• mettre les habits sales dans une poche et réaliser un lavage quotidien des vêtements.

Cas n°2 : le déblaiement et nettoyage par des entreprises spécialisées dans le nettoyage de locaux et sites incendiés
L’évaluation de risque préalable aux travaux devra prendre en compte outre le risque d’exposition aux suies, cendres et matériaux brûlés, les risques d’effondrements, de chutes de hauteur, de chutes de plain pieds en raison de l’encombrements, de risque d’exposition à des déchets amiantés (par exemple, toits everite cassés) etc…

Pour la protection vis-à-vis des suies, cendres et matériaux brûlés :
• nettoyage à l’humide : (Cf. recommandations supra),
• les équipements de protection individuels sont à adapter,
• mesures d’hygiène (Cf. recommandations supra),
• les équipements jetables sont à récolter dans des poubelles fermées.

Voir les recommandations de la CARSAT Aquitaine : Opérations de déblaiement et de nettoyage de suie après un incendie

Une attention particulière doit être portée à l’aération des locaux. Les espaces fermés ou peu ventilés doivent être largement aérés avant, pendant et après les opérations de nettoyage, par ouverture des portes et fenêtres lorsque cela est possible, la qualité de l’air doit être jugée satisfaisante avant toute réoccupation des lieux.

La reprise de l’activité ne doit être autorisée qu’après vérification de l’état des locaux, validation de la sécurité des installations, réalisation complète des opérations de nettoyage et suppression ou maîtrise des risques résiduels identifiés lors de l’évaluation initiale.

Préconisations techniques préalables à la reprise d’activité suite aux incendies dans les Landes et en Gironde - Protection de la santé des salariés

L’attention des entreprises dont les bâtiments ont été sinistrés est attirée sur les principaux risques professionnels auxquels sont susceptibles d’être exposés les travailleurs dans le cadre de leurs interventions ainsi que les obligations associées des donneurs d’ordre et des employeurs. Préconisations techniques préalables à la reprise d’activité suite aux incendies dans les Landes et en Gironde Protection de la santé des salariés

Recommandations de gestion des travaux de nettoyage/déblaiement pour les particuliers suite aux incendies de Gironde et des Landes

À la suite des incendies ayant touché la Gironde et les Landes, de nombreux particuliers ont subi la destruction partielle ou totale de leur habitation et de leurs dépendances. Nombre d’entre eux souhaitent procéder rapidement aux opérations de nettoyage et de déblaiement.
Recommandations de gestion des travaux de nettoyage/déblaiement pour les particuliers