Point sur la situation économique régionale

| Publié le 21 janvier 2022
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La situation économique nationale et régionale s’est beaucoup améliorée en 2021, à la fois en raison d’un rebond mécanique après une année 2020 de forte récession, mais également grâce aux mesures d’urgence prises, en particulier les PGE, l’activité partielle et le plan de relance.

Les entreprises de la région et du département ont ainsi bien bénéficié des mesures prises par le gouvernement. Vous trouverez les principaux chiffres plus bas. Elles sont désormais confrontées aux difficultés suivantes : recrutement, pénurie de matériaux et composants, coûts de l’énergie. L’Etat y est attentif et a mis au point des mesures : les plans de recrutement des jeunes ou encore la hausse du volume disponible d’électricité ARENH* de 20%.
Les entreprises de la région ont bien bénéficié des mesures d’urgence et du plan de relance
Le fonds de solidarité, l’activité partielle et les Prêts Garantis par l’Etat ont permis aux entreprises de sauver leur trésorerie et de passer la crise. Près de 10 milliards d’euros de PGE ont été attribués pour les entreprises régionales (3,6 Mds€ en Gironde) et 3 Mds€ de fonds de solidarité (1 Mds€ en Gironde). L’activité partielle a bénéficié en Nouvelle-Aquitaine à 1.1 million de salariés et 125 000 entreprises, pour 2.1 milliards d’euros versés. Les reports de charges fiscales et sociales ont également été largement sollicités par les entreprises : 220 M€ en région (et 76 M€ en Gironde). 23 M€ de prêts à taux bonifiés et avances remboursables ont également été octroyés par l’État pour les entreprises en difficulté.

Les appels à projets nationaux et régionaux du plan de relance ont permis d’aider en Nouvelle-Aquitaine plus de 250 entreprises industrielles dans leur projet d’investissement et de décarbonation pour environ 250M€ d’aide directe (dont 40 en Gironde et 30 M€), et environ 700 entreprises pour 73 M€ d’aide sur les guichets industrie du futur (dont 169 et 17 M€ en Gironde). Toutes les filières ont pu en bénéficier, en particulier les plus touchées par l’épidémie et les mutations en court, comme l’automobile (17 lauréats), l’aéronautique (46 lauréats). 17 projets d’efficacité énergétique ou de chaleur bas carbone sont également soutenus.

Après avoir maintenu les niveaux d’investissement et d’emploi avec le plan de relance, le plan France 2030 doté de 54 Mds€ est davantage tourné vers l’innovation de rupture dans 10 thématiques clés pour construire la France de demain ; avion décarboné, véhicule électrique, petits réacteurs nucléaires, santé, alimentation saine et durable… sur plusieurs de ces domaines, la région Nouvelle-Aquitaine dispose d’atouts de taille, par exemple avec ses écosystèmes d’innovation comme la French Tech Bordeaux.

Des dispositifs se poursuivent pour accompagner les secteurs en difficulté
Les difficultés de la région viennent principalement des cafés, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, avec des situations assez disparates suivant les zones géographiques. Pour protéger ces secteurs les plus impactés, des dispositifs ont été prolongés ou renforcés, comme celui des coûts fixes qui permet de compenser 90% des pertes d’exploitation (70% pour les entreprises de plus de 50 salariés), ou l’activité partielle sans reste à charge (si perte de plus de 65% du chiffre d’affaires).

Dans l’industrie : Le prêt pour l’industrie, annoncé en décembre par Bercy, prévoit des prêts de 50 000 à 5 000 000 pour les entreprises les plus touchées par les pénuries et hausses de prix de matières premières et composants. Les mesures prises sur les coûts de l’électricité (hausse du plafond de l’ARENH) cherchent également à soulager les trésoreries des entreprises. L’appel à projet sur la diversification des sous-traitants automobiles lancé le 17/12 poursuit l’accompagnement de cette filière en mutation rapide.

*Le volume d’électricité pour lequel EDF est contraint de vendre à prix fixe passe de 100 à 120 TWh. Annonce du 13 janvier de Bruno Le Maire.